Mardi 28 avril 2009
Avant toute chose, j'aimerais commencer cet article par un vibrant hommage au groupe Pernaud-Ricard, puisque mon tableau de bord OverBlog a la bonté de me signaler que cet article, mesdames et messieurs, cet article est le 51e depuis la création de ce blog !

(applaudissements)

Merci, merci. Alors, pour l'occasion, faisons comme l'INSEE (ou son équivalent argentin l'INDEC), et manipulons un peu les chiffres. 51 articles en neuf mois de présence ici (bordel), ça nous fait (de tête) une moyenne de 5,666 articles par mois, soit un peu plus d'un tous les six jours. Pour ceux qui tiendraient vraiment à faire subir aux mouches les derniers outrages, cela nous fait environ 0,188 article par jour, bien que ce chiffre ne nous avance guère plus. Enfin, tout compte fait, on peut dire que pour le moment, je réussis à m'astreindre à la régularité dans la publication, bien que mon emploi du temps soit - comme vous le savez - surchargé à un point qui ferait frémir un ouvrier textile thaïlandais. Et puis faire ces calculs permet également de se rendre compte du temps qui passe, hein, tout ça, puisque la théorie des vases communicants nous apprend que 9 mois passés équivalent à 3 mois restants, et ce malgré les récriminations stériles du camp créationniste. Bon. Trois mois. Du coup, la question du départ, ou du retour, ou d'un nouveau début (puisque tout cela revient au même), se pose de plus en plus. Glurps. Rassurez-vous : ce "glurps" ne signifie pas que je n'ai pas envie de revenir et de revoir tout le monde, bien sûr. Mais tout de même, je dois bien avouer que la perspective de décoller mes fesses de mon doux quotidien mendocino n'est pas sans me tracasser quelque peu. En gros, le moment arrive gros comme une maison où la Grande Problématique du début d'année (content de partir pour découvrir, mais anxieux de perdre ses repères) va me retomber sur le coin du museau, sous forme inversée : content de retrouver ses repères, mais triste d'en quitter de nouveaux. "Alea jacta est" comme disait Maximus le Gladiateur, de toute façon je survivrai, y'a pire dans la vie.

La camarade Ceibo se demandait récemment "qu'est-ce que c'est, être chez soi ?". Voilà une bonne grosse question qui ouvre l'esprit à l'introspection stérile et/ou à la disserte de dix pages, taches qui ont le mérite d'occuper le cerveau, mais pas forcément très productives en soi. Sans aller jusque là, je crois qu'être chez soi, c'est surtout ne pas se demander de quoi sera fait le lendemain, ou la semaine qui vient. Et ça, c'est possible au bout d'un certain temps, par l'accumulation des lieux, des gens, du temps. Ce qui fait qu'en fin de compte, je suis un peu chez moi ici, évidemment moins qu'en France où j'ai passé plus de temps. Mais quand même un peu. Et c'est jamais facile de partir de chez soi.


Par Tisto
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